Avant de m’envoyer une invitation…

J’y ai cru, mais c’est fichu… alors vivons avec notre temps !

Chères lectrices, Chers lecteurs,

Fin août, j’avais espéré que mon état (mais tout doucement, hein…) me permettrait de reprendre quelques déplacements. De vous retrouver dans les salons et festivals pour partager et échanger, pour me nourrir de vie et de sourires.

De vous retrouver, accompagnés de vos profs, dans votre établissement scolaire ou en médiathèque, pour répondre à vos nombreuses questions, pour honorer la sélection d’un de mes romans.

J’y ai cru. Sincèrement.

Mais aujourd’hui, la réalité m’a rattrapée. Au grand galop, comme ma maladie.

Je ne peux plus me déplacer. C’est fini. Un deuil lourd et douloureux. Une bonne partie de mon activité professionnelle qui s’envole.

Je me suis alors dit : à quoi bon ? A quoi bon continuer d’écrire ? La réponse est là : l’écriture me permet de tenir, de continuer à me battre, à servir la cause des plus faibles, des opprimés, des minorités. Ces combats font partie de ma vie.

Car je suis de ces personnes condamnées à de multiples peines : être femme, romancière pour la “jeunesse” (SF pour la plupart), malade ET invalide. Oh ! Je ne suis pas la seule ! Résistons !

J’ai résisté. Je résiste. Je résisterai jusqu’au bout. Prétention ? Non. Réalité et instinct de survie.

Alors je vous dis à bientôt, via mes romans et, pour une poignée, via les rares rencontres virtuelles que j’accepte.

J’affûte ma mine et on se retrouve dans mes mots, sur le papier de préférence…

PS : MAIS SI VOUS EN AVEZ LA POSSIBILITÉ, j’accepte parfois quelques rencontres sur SKYPE (toujours en adéquation avec La Charte des Auteurs et sous certaines conditions à voir ensemble). N’hésitez pas à me contacter.

 

Rentrée 2016/2017 : attention !

Avant de m’envoyer une invitation, merci de lire ce message…

Je reçois régulièrement des courriers m’annonçant la pré-sélection d’un de mes romans pour un prix, et, de plus en plus, pour voir son roman dans la sélection finale, les organisateurs demandent à ce que l’auteur se déplace.

Mais voilà, je n’accepte que très rarement de répondre positivement à une invitation, et pour cause : je suis invalide.

Un déplacement génère beaucoup de fatigue, et, de votre côté, occasionnera des frais supplémentaires et une structure conforme.
Il vous faudra prévoir une accessibilité adéquate pour un fauteuil électrique (hôtel, lieux des rencontres, dédicaces…), prévoir un budget suffisant pour les transports, un véhicule et un planning adapté (à discuter ensemble).

De nos jours, il y a aussi les solutions virtuelles… pensez-y.

Vous tenez malgré tout à ma présence ou pour de plus amples renseignements, contactez-moi par le formulaire du site.

À bientôt, ici ou ailleurs…

 

L’été en lectures

Chère lectrice, cher lecteur,

L’été s’avance timidement et nous célébrerons son arrivée le 21 juin. Peut-être l’occasion de se plonger ou de se replonger dans Écoute battre mon cœur (éditions Flammarion) où la musique vous transportera jusqu’aux portes des songes ?

Et puis les grandes vacances seront là, ouvrant les bras aux loisirs, à la nature, aux rencontres…

Des envies de lectures durant ces longues semaines de farniente ?

Et si vous partiez à l’aventure en Bretagne avec Malou, cette fillette sourde qui saura toucher le cœur du Vieux sur la falaise (éditions Oskar) ?

Ou encore, une petite dose d’humour dans un court texte qui pourrait séduire les plus réfractaires en vous immergeant dans l’univers étrange de Louise à la ferme de Mamie Mélie où l’on découvre Le village où les enfants ne riaient plus (éditions Oskar) ?

Pour les plus grands, en numérique ou en version papier, Imago, Multivers éditions, et Mosa Wosa, Édition L’Atalante. Une jungle sauvage et des rites particuliers pour Neï, cette jeune fille si vivante et mystérieuse du roman Imago, et une oasis où les personnages s’accordent avec la nature, où Sténa et Mosa tenteront de bouleverser les coutumes, loin du monde froid, contrôlé et consumériste dans lequel vit Wosa.

Que vais-je faire de mon côté ? Écrire !

J’ai reçu commande d’un autre court roman, dans la lignée de mon prochain qui paraîtra bientôt chez Oskar. J’ai tellement de projets en tête, tant d’histoires à coucher sur le papier, à travailler amoureusement, main dans la main avec mes précieux personnages… mais quelle frustration de voir le temps filer, les projets s’accumuler et de constater que mon corps, lui, ralentit inexorablement ! Mon cerveau en rage !

Tiens ! Je changerai bien de décor ! La bannière de mon site fera certainement peau neuve, j’espère pour la rentrée.

À ce moment, je vous annoncerai également la parution de deux romans en octobre, et, éventuellement, ma participation à un festival au printemps. Mais je vous en reparlerai.

D’ici là, je vous souhaite à toutes et tous, de belles vacances, des rires, du bonheur, et surtout ! la paix dans ce monde de déboussolés !

À bientôt, ici ou ailleurs…

 

Futuriales

Mosa Wosa sélectionné pour le Prix des Lycéens 2016

Chères lectrices, chers lecteurs,

cela faisait bien longtemps que je n’avais eu une aussi belle surprise en ouvrant ma boîte mail ce matin.

J’apprends que mon roman, Mosa Wosa, réédité aux éditions de l’Atalante, est sélectionné pour le Prix des Lycéens des Futuriales.

Quel bonheur de voir mes histoires encore récompensées !

Merci de continuer à faire vivre la littérature jeunesse…

À bientôt ici ou ailleurs…

 

L’aventure numérique continue !

3 titres à venir chez…

Multivers Éditions !

Après IMAGO, c’est au tour de

  • Les orphelins de Naja
  • Automates
  • 49 302

publiés auparavant au format papier chez Mango Fleurus, dans la collection oubliée Autres Mondes.

Une nouvelle aventure. Une autre vie. Un autre temps.

Longues vies à ces histoires et préservons notre liberté.

À bientôt pour les dates de parution !

POUR RAPPEL

Automates a reçu le prix ISIDOR du collectif HOMOEDU en 2006 et le prix Ados de la ville de Rennes 2007

49 302 : focus sur l’affaire SEZNEC

Les orphelins de Naja… ce roman a souffert d’une censure injuste, avant sa parution puis lors d’un prix littéraire, pour cause de dénonciation fictive sur les scandales étouffés des pratiques pédophiles de certains hommes d’église.

Seulement certains cas ont été dénoncés sur les centaines d’enfants abusés.

Qu’attendons-nous pour protéger nos enfants ?

Pour public averti.

 

Hommage à un grand homme…

Aujourd’hui, nous te rendons un dernier hommage, Ayerdhal, mon ami. Beaucoup viendront, d’autres ne le pourront et j’en fais partie, alors je passe par ici pour me joindre à toutes et tous…

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T’es parti…

On se dit toujours qu’on a le temps, mais il n’y a que pour panser les douleurs qu’il faut laisser le temps au temps…

En amitiés, en amours, il n’y a jamais le temps. Tout est trop court, trop bref, pas assez, pas comme on voudrait, plutôt que d’écouter son cœur et de laisser l’esprit, le mal, dans un vent salutaire, cet Ego qui nous bouffe et nous plonge plus tard dans des affres sans fin.

On le sait pourtant, non ? Ne jamais mettre à demain, ce que tu peux faire le jour même ; un effort aujourd’hui vaut mieux qu’une promesse de lendemain.

On a pleuré. On a ri. Beaucoup. On a partagé, on s’est confiés. Mais toujours pris dans le tourbillon de la vie, il reste des actes manqués, des attentes.

Mon ami, toi, t’es parti…

Et je pleure. Et j’ai mal.

Je t’en veux.

Terriblement.

De montrer à tous qu’on est bel et bien mortels malgré cette phrase : mais on a toute la vie !

Non, on a pas toute la vie. Parce qu’une vie, c’est rien. C’est peanuts dans cet océan d’âmes qu’est l’univers entier.

Et toi, t’es parti…

Nous laissant là, pantelants, choqués, seuls… Surtout seuls. La vie, c’est la mort. C’est accepter sa fin aléatoire. Accepter qu’elle ne soit que poussière inutile.

Désillusions ? On garde en nous ces bribes de souvenirs qui s’effacent avec le temps, avec les gens, avec la mort. Pfffuit ! On disparaît et ne subsistent que les écrits. Rien d’autre.

Morts, nous vivons dans les souvenirs des vivants, une fois qu’ils nous ont rejoint, nous n’existons plus. Une autre page se tourne. D’autres vies, d’autres chemins, d’autres bonheurs, d’autres douleurs.

Un cycle éternel.

Et t’es parti…

Je te connaissais un peu plus que les autres, un peu moins que certains, mais tu étais mon ami depuis près de 15 ans. Depuis ce jour où tu m’as pris dans tes bras sans fausse pudeur, sincèrement, depuis ce jour où nous avons reçu cette distinction, une journée pas comme les autres, aux Utopiales. Tu es celui qui a su découvrir l’humaine blessée derrière son masque blindé.

Tous ces moments ne sont que du vent, mais, pour moi, c’est un inestimable trésor. Alors, oui, tu as raison, il faut écrire, encrer ce que nous sommes.

T’es parti…

Paix à toi, mon ami…

J’aimerais te rejoindre, mais où ? Qu’y a-t-il derrière ? Dis, tu nous l’dis ?

Car, je suis si fatiguée de ma vie, prisonnière de mon propre corps. Je suis fatiguée de ce chemin continuellement parsemé de douloureuses épreuves et mes forces s’amenuisent.

Et toi, t’es parti… là-bas, vers cet inconnu qui intrigue ou qui effraie. Tu étais un homme avec ses défauts et ses qualités, mais un Humain au grand cœur. Tourmenté par des fantômes sombres. Torturé par ce monde inhumain et froid.

Mais qui ne l’est pas ?

Pourras-tu un jour me pardonner les erreurs de notre foutu ego ?

Quelle question ! Nous sommes humains et nous nous sommes déjà pardonnés, parce que la vie c’est autre chose que notre ego et nos rancœurs.

Il y a un putain de grand vide en moi, depuis que t’es parti…

On s’est croisés, ratés, retrouvés, oubliés.

Rappelle-moi pourquoi ?

Je t’aime, mon ami. Repose en paix.

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Jamais je ne t’oublierai…

Nat’Amie

 

Un peu de douceur dans ce monde de bruts

Merci les Utopiales !

Crédit photos : Jean-Emmanuel Aubert

OK, je ne me déplace plus, mais les amis viennent à moi 🙂
En belle compagnie, avec Jean-Emmanuel Aubert et Li-Cam
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En belle compagnie avec Jean-Claude Dunyach et la Guerrière, Fred Malvesin :

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À bientôt, ici ou ailleurs…

 

Message d’urgence

La vie est belle ?

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Encore et toujours des épreuves…

J’ai de nouveau perdu un être cher…

… et cette perte est la goutte de nez qui fait déborder le mouchoir, comme dit une actrice que j’aime beaucoup (Marina Foïs).

Ceux qui me connaissent bien, savent que j’ai toujours trouvé la vie belle malgré les embûches à franchir pour mieux la savourer. Que je suis combative.

Pour exemple, mes deux dictons préférés :

Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

et

Parfois on gagne, parfois on grandit…

Aujourd’hui, c’est différent. Je ne vois plus la vie avec le même regard.

Elle m’a usée, m’use et m’usera jusqu’au bout.

Dans la balance, le noir pèse de plus en plus lourd tandis que la lumière s’amenuise comme une peau de chagrin.

Trouver le positif dans les épreuves ? J’y parviens de moins en moins.

Que la vie cesse de s’acharner sur mon sort ! Qu’elle me laisse respirer pour continuer d’avancer, pour continuer d’écrire un peu, pour continuer d’aimer ceux qui me sont précieux, pour souffler un peu.

J’ai conscience de la noirceur de ce texte, mais je vous en prie, comprenez l’urgence : Profitez ! Vivez ! Courez tant que vous le pouvez encore !

Voyagez ! Aimez ! N’attendez pas, ne reculez pas… !

Nous ne sommes rien, que poussière passagère.

J’ai trop repoussé les projets qui me tenaient à coeur et, aujourd’hui, je n’ai que des rêves qui se transforment en fantasmes.

293538_10152394299175403_209471956_n-f48c9Mon corps me condamne à rester dans l’imaginaire.

Moi qui aime temps la liberté, aujourd’hui, je ne peux plus voler…

VIVEZ tant qu’il en est encore temps, ne faites pas comme moi ! La vie n’est qu’un brouillon qu’on ne peut gommer, alors foncez !!!

À bientôt ici ou ailleurs…

 

Yal Ayerdhal, mon ami, est parti…

…mon cœur est lourd, mon cœur est triste, mon cœur pleure de cette douloureuse perte…
Le monde de la SF est en deuil, en plus d’un ami, nous perdons un auteur hors du commun…

Rejoins les étoiles, en paix, mon ami.

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Tu seras toujours dans mon cœur et dans mon âme. Tes mots, tes coups d’gueule, tes rires, ta hargne sont autant de balises sur nos chemins.

P… ! Yal ! Tu n’avais pas le droit de partir si tôt ! On va faire quoi sans toi, hein ?

J’espère seulement que tu seras dans un monde bien meilleur que le nôtre.
Et quand je te rejoindrai, on fera la plus mémorable des javas, quelque part dans l’univers pailleté…

Soit en paix, mon ami

Ayerdhal avec sa belle, son amour :

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Tout mon courage, ma belle Sara, toutes mes forces pour supporter cette épreuve douloureuse.

Je vous aime