L’été en lectures

Chère lectrice, cher lecteur,

L’été s’avance timidement et nous célébrerons son arrivée le 21 juin. Peut-être l’occasion de se plonger ou de se replonger dans Écoute battre mon cœur (éditions Flammarion) où la musique vous transportera jusqu’aux portes des songes ?

Et puis les grandes vacances seront là, ouvrant les bras aux loisirs, à la nature, aux rencontres…

Des envies de lectures durant ces longues semaines de farniente ?

Et si vous partiez à l’aventure en Bretagne avec Malou, cette fillette sourde qui saura toucher le cœur du Vieux sur la falaise (éditions Oskar) ?

Ou encore, une petite dose d’humour dans un court texte qui pourrait séduire les plus réfractaires en vous immergeant dans l’univers étrange de Louise à la ferme de Mamie Mélie où l’on découvre Le village où les enfants ne riaient plus (éditions Oskar) ?

Pour les plus grands, en numérique ou en version papier, Imago, Multivers éditions, et Mosa Wosa, Édition L’Atalante. Une jungle sauvage et des rites particuliers pour Neï, cette jeune fille si vivante et mystérieuse du roman Imago, et une oasis où les personnages s’accordent avec la nature, où Sténa et Mosa tenteront de bouleverser les coutumes, loin du monde froid, contrôlé et consumériste dans lequel vit Wosa.

Que vais-je faire de mon côté ? Écrire !

J’ai reçu commande d’un autre court roman, dans la lignée de mon prochain qui paraîtra bientôt chez Oskar. J’ai tellement de projets en tête, tant d’histoires à coucher sur le papier, à travailler amoureusement, main dans la main avec mes précieux personnages… mais quelle frustration de voir le temps filer, les projets s’accumuler et de constater que mon corps, lui, ralentit inexorablement ! Mon cerveau en rage !

Tiens ! Je changerai bien de décor ! La bannière de mon site fera certainement peau neuve, j’espère pour la rentrée.

À ce moment, je vous annoncerai également la parution de deux romans en octobre, et, éventuellement, ma participation à un festival au printemps. Mais je vous en reparlerai.

D’ici là, je vous souhaite à toutes et tous, de belles vacances, des rires, du bonheur, et surtout ! la paix dans ce monde de déboussolés !

À bientôt, ici ou ailleurs…

 

Hommage à un grand homme…

Aujourd’hui, nous te rendons un dernier hommage, Ayerdhal, mon ami. Beaucoup viendront, d’autres ne le pourront et j’en fais partie, alors je passe par ici pour me joindre à toutes et tous…

images_1_-2-2577d

T’es parti…

On se dit toujours qu’on a le temps, mais il n’y a que pour panser les douleurs qu’il faut laisser le temps au temps…

En amitiés, en amours, il n’y a jamais le temps. Tout est trop court, trop bref, pas assez, pas comme on voudrait, plutôt que d’écouter son cœur et de laisser l’esprit, le mal, dans un vent salutaire, cet Ego qui nous bouffe et nous plonge plus tard dans des affres sans fin.

On le sait pourtant, non ? Ne jamais mettre à demain, ce que tu peux faire le jour même ; un effort aujourd’hui vaut mieux qu’une promesse de lendemain.

On a pleuré. On a ri. Beaucoup. On a partagé, on s’est confiés. Mais toujours pris dans le tourbillon de la vie, il reste des actes manqués, des attentes.

Mon ami, toi, t’es parti…

Et je pleure. Et j’ai mal.

Je t’en veux.

Terriblement.

De montrer à tous qu’on est bel et bien mortels malgré cette phrase : mais on a toute la vie !

Non, on a pas toute la vie. Parce qu’une vie, c’est rien. C’est peanuts dans cet océan d’âmes qu’est l’univers entier.

Et toi, t’es parti…

Nous laissant là, pantelants, choqués, seuls… Surtout seuls. La vie, c’est la mort. C’est accepter sa fin aléatoire. Accepter qu’elle ne soit que poussière inutile.

Désillusions ? On garde en nous ces bribes de souvenirs qui s’effacent avec le temps, avec les gens, avec la mort. Pfffuit ! On disparaît et ne subsistent que les écrits. Rien d’autre.

Morts, nous vivons dans les souvenirs des vivants, une fois qu’ils nous ont rejoint, nous n’existons plus. Une autre page se tourne. D’autres vies, d’autres chemins, d’autres bonheurs, d’autres douleurs.

Un cycle éternel.

Et t’es parti…

Je te connaissais un peu plus que les autres, un peu moins que certains, mais tu étais mon ami depuis près de 15 ans. Depuis ce jour où tu m’as pris dans tes bras sans fausse pudeur, sincèrement, depuis ce jour où nous avons reçu cette distinction, une journée pas comme les autres, aux Utopiales. Tu es celui qui a su découvrir l’humaine blessée derrière son masque blindé.

Tous ces moments ne sont que du vent, mais, pour moi, c’est un inestimable trésor. Alors, oui, tu as raison, il faut écrire, encrer ce que nous sommes.

T’es parti…

Paix à toi, mon ami…

J’aimerais te rejoindre, mais où ? Qu’y a-t-il derrière ? Dis, tu nous l’dis ?

Car, je suis si fatiguée de ma vie, prisonnière de mon propre corps. Je suis fatiguée de ce chemin continuellement parsemé de douloureuses épreuves et mes forces s’amenuisent.

Et toi, t’es parti… là-bas, vers cet inconnu qui intrigue ou qui effraie. Tu étais un homme avec ses défauts et ses qualités, mais un Humain au grand cœur. Tourmenté par des fantômes sombres. Torturé par ce monde inhumain et froid.

Mais qui ne l’est pas ?

Pourras-tu un jour me pardonner les erreurs de notre foutu ego ?

Quelle question ! Nous sommes humains et nous nous sommes déjà pardonnés, parce que la vie c’est autre chose que notre ego et nos rancœurs.

Il y a un putain de grand vide en moi, depuis que t’es parti…

On s’est croisés, ratés, retrouvés, oubliés.

Rappelle-moi pourquoi ?

Je t’aime, mon ami. Repose en paix.

telechargement-4-9d15c

Jamais je ne t’oublierai…

Nat’Amie

 

Un peu de douceur dans ce monde de bruts

Merci les Utopiales !

Crédit photos : Jean-Emmanuel Aubert

OK, je ne me déplace plus, mais les amis viennent à moi 🙂
En belle compagnie, avec Jean-Emmanuel Aubert et Li-Cam
www.organic-editions.com/organic_ed…

_dsc5766-fa83c

En belle compagnie avec Jean-Claude Dunyach et la Guerrière, Fred Malvesin :

unnamed_1_-9dbb5

À bientôt, ici ou ailleurs…