Mósa Wòsa

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Un roman sur l’acceptation de l’autre et des différences. Suivi d’une postface sur le cas Leonard Peltier, un Indien lakota anishnabe, incarcéré depuis près de trente ans aux États-Unis pour un crime qu’il n’a pas commis.

Une nouvelle jeunesse pour ce roman publié en mars 2004 (aux éditions Mango jeunesse – collection sous la direction de Monsieur Guiot.) Avec quelques petits changements dans l’histoire…

 

Début XXIIe siècle.

Fuyant la sécheresse qui ravage le continent nord-américain, les Blancs ont bâti dans le désert d’immenses Techno-Cité climatisées. De leur côté, les tribus indiennes ont abandonné les réserves pour trouver refuge dans de miraculeux Oasis où elles ont renoué avec leurs traditions ancestrales.

Sang-mêlé et orphelin de mère, Mósa vit dans l’Oasis Lakota, alors que son père, un homme blanc, est retourné dans la Techno-cité avant même sa naissance. À la mort de la personne qui l’a élevé, Mósa décide de rejoindre son père et quitte la tribu pour la grande ville qui le fascine. Là, il découvre avec stupeur qu’il a un frère jumeau, Wòsa, atteint d’un mal incurable dû à ses mystérieuses origines.

Avec l’aide de Stenatliha, jeune chaman et amie de Mósa, l’amer et xénophobe Wòsa parviendra-t-il à se défaire des chaînes de la maladie et retrouver goût à la vie ?

Parution : avril 2015
Aux éditions L’Atalante
Collection : Le Maedre
157 pages

mosa_wosa_small-bab52Parution : mars 2004
Collection : Mango Jeunesse
Édition : Autres Mondes, nº 24
Illustrateur : Philippe Munch
240 pages
(Cette version est indisponible en papier)

Un court extrait en fin de page…


Les prix

2007 - Prix du printemps des lecteurs (Narbonne)

2006 - Prix des Incorruptibles (3/2nd)

2005 - Prix Frissons du Vercors

2005 - Grand Prix de l’Imaginaire

2005 - Prix des lecteurs de la ville du Mans
Les sélections :
  • Prix Sainte-Beuve des Collégiens et des Apprentis (2017)
  • Prix Futuriales (2016)
  • Prix des ados de Loudéac (2005)
  • Prix de Sablé sur Sarthe (2005)
  • Prix de la Martinique (2005)
  • Prix de la médiathèque de Villefranche sur Rouergue (2005)
  • Prix de l’estuaire – Saint Nazaire (2005)
  • Prix de la ville de Sorgue (2005)
  • Prix J’ai lu, j’élis d’Angers (2006)

Avis

“Les relations entre les personnages sont complexes et travaillées de manière plutôt adulte. L’auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des imbéciles et propose une intrigue assez sombre avec des personnages perturbés et jusqu’au-boutistes.

Le Gendre n’hésite pas à parler de harcèlement moral, d’addiction ou encore des premiers émois sexuels sans jamais tomber dans les clichés et en liant ces scènes à la réalité de son monde.”    Chronique complète sur eMaginaRock (merci à Arwen).

“Des personnages attachants, un monde génial, des personnages haletants et une plume parfaite. Nathalie Legendre ne me lasse pas, qu’importe le nombre de fois où je lis ses romans, un coup de cœur et un 19/20 pour Mósa Wòsa !” Éole

“Avec ce roman qui se termine sur un événement que le début ne pouvait laisser entrevoir, Nathalie Le Gendre confirme ce qu’on savait déja, qu’elle sait raconter une histoire et qu’elle ne dédaigne pas de bousculer son lecteur.” Livres Jeunesses

“Nathalie Le Gendre apporte de la passion et de l’émotion à la littérature de science-fiction pour les jeunes. Son Mósa Wòsa vibre de couleurs et de larmes. De l’émotion, oui. Mais pas de mièvrerie. Avec Nathalie Le Gendre, on n’est pas chez Mimie Mathy. On est dans la retenue, dans l’intériorité.” Jean-Claude Van Troyen, Le Soir

“Cette richesse émotionnelle et thématique, cette aisance à renouveler de surprenante manière les thèmes les plus classiques de la SF et cet engagement personnel ne peuvent qu’enthousiasmer. Indubitablement, ces différentes qualités placent d’emblée Nathalie Le Gendre parmi les meilleurs auteurs jeunesse du moment.” Laureline PATOZ – Noosfère

“Un roman à rebondissements, des personnages bien plantés, pour une aventure pleine d’espoir et d’amitié.” RICOCHET


Extrait

D’un puissant battement d’ailes, le rapace s’approcha de la forme étrange qui volait à vive allure, quelques mètres seulement au-dessus du sol. Il plana un long moment, surfant sur des courants ascendants, penchant la tête sur le côté pour mieux observer ce drôle d’oiseau sans ailes, aux pattes rondes et noires ramassées sous son ventre et dont la queue crachait une légère fumée blanche. L’aigle était intrigué : l’animal, cyclope à l’oeil violet, faisait un bruit étrange et semblait porter une proie sur son dos argenté. Une proie… ou plutôt un humain ! Un humain dont la longue chevelure fine dansait dans les airs ; une plume, touche de sang et d’écume, se noyait dans les vagues sombres que créaient les mèches folles ; le pectoral d’os réverbérait les rayons du soleil, éblouissant le torse nu et bronzé de l’humain ; les jambes repliées, couvertes de peaux, serraient vigoureusement l’animal bruyant.