La Reine des Aurès contre le Général Hassan

Un roman qui prône le respect des différences, l’égalité homme-femme, la tolérance… Car « Rien n’est jamais acquis ». Un bel exemple de combativité, un beau message pour la jeunesse.”TV-Radio Pitchoun

Dihya, princesse maghrébine berbère, ne déroge pas à la tradition de son peuple qui veut que les femmes soient les égales de l’homme, et malgré sa beauté rehaussée par le bleu incroyable de ses yeux, elle ne songe qu’au maniement des armes. Son père le lui enseignera, comme l’art de diriger les troupes, et elle n’a que dix-sept ans lorsqu’elle participe à son premier combat.

Quelques années plus tard, devenue Reine des Aurès, Dihya suivra les pas de son père dans la résistance contre les envahisseurs provenant d’Arabie. À la tête des différentes tribus Berbères qu’elle a su réunir, elle livrera contre le général Hassan une ultime bataille pour l’indépendance.

Découvrez la tension des deux camps lors de ces dix jours angoissants qui ont précédés cet affrontement au 8ème siècle, où l’Histoire s’est jouée et a façonné le Maghreb tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Mais si les événements avaient tourné différemment, que serait-il devenu?

Parution : 8 mars 2018 – 101 pages
Aux éditions Oskar – Collection 10 jours pour changer le monde

Un court extrait en fin de page…


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Les avis

–>”J’ai été captivée par ce roman historique qui est très original (…)Sur Francetvinfo par Mira, 11 ans, laborantine au Labo des histoire (oct 2018)

–>”On vous invite à remonter le temps pour vous plonger dans l’Histoire du Maghreb ! :
Si vous êtes passionnés d’Histoire internationale, ce roman est fait pour vous ! Inspiré de faits réels, ce récit propose de décrire en un décompte de 10 jours l’affrontement entre deux grandes personnalités, entre la reine des Aurès et le gouverneur Hassan, en 702.
Un formidable récit historique qui met en lumière un grand chef militaire : une femme d’exception, forte, courageuse, déterminée et messagère de liberté. Le texte est teinté de poésie. L’architecture, les parfums, les descriptions précises nous plongent dans le passé d’une culture riche et méconnue. Les chapitres alternent les points de vue entre camp Berbère et camp Arabe, notamment à travers le regard de deux jeunes adolescents, Ziri et Swafa. Un roman qui prône le respect des différences, l’égalité homme-femme, la tolérance… Car « Rien n’est jamais acquis ». Un bel exemple de combativité, un beau message pour la jeunesse.
Une fin alternative est proposée ! Et si l’histoire s’était déroulée autrement ? Il y a certes la version historique mais le lecteur choisira pour lui-même celle qu’il préfère… !TV-Radio Pitchoun

–>”Le Maghreb au VIIIe siècle. Voilà le cadre de ce roman de Nathalie Le Gendre. Un cadre historique et géographique totalement absent de la littérature jeunesse. Alors Nathalie Le Gendre est sortie des sentiers battus et offre à la collection 10 jours pour changer le monde des éditions Oskar un roman sur un événement qui nous est inconnu. Difficile donc d’aller à l’essentiel et de retracer, à rebours, les neuf jours qui ont précédé l’ultime bataille entre le général Hassan et la reine des Aurès. Et pour justement replacer le contexte sans nuire au récit, l’autrice l’a judicieusement amené par un prologue, complété en regard, d’une carte pour situer les événements.Histoire d’en Lire (Un grand merci à Isabelle)(clique sur le lien pour aller plus loin.


Extrait

(…)

La conversation entre Dihya et Yedder, son vieux conseiller depuis le début de la résistance, semble intense. Ils sont entourés des chefs berbères qui ont rallié la bannière de la reine des Aurès.

Personne ne fait attention à Ziri, comme s’il était devenu invisible. Il en profite : il ne bouge plus, même pas un cil, et il respire le plus doucement possible. Le bol est toujours dans le creux de ses paumes. Tel l’amoureux transi, il ne quitte pas Dihya du regard. Elle est vêtue d’une simple tunique blanche finement brodée de motifs rouges par-dessus un pantalon bouffant aussi bleu que ses yeux. Ses pieds nus délicats sont parés de bracelets en argent ciselé. Une lourde tresse maintient ses épais cheveux aux mèches grises.

— C’est la seule façon de faire sortir Hassan de sa retraite, Dihya, et tu le sais, insiste le vieux conseiller.

— Oui, Yedder, je le sais. Mais la plupart de nos combattants ne sont que de pacifiques cultivateurs n’ayant guère l’expérience des armes, rappelle-t-elle à mi-voix. Dire qu’il faut en arriver là pour tenter de sauvegarder notre liberté et d’étouffer l’oppression. Je ne laisserai pas cette terre, comme je ne laisserai pas mon peuple s’éteindre. Et pour l’empêcher, je suis capable de tout…

— Vas-tu nous révéler cette stratégie que tu hésites à utiliser ? s’impatiente l’un des chefs au visage émacié et aux cheveux de neige qui dépassent de son chèche.

Avec l’accord de sa reine, Yedder expose l’idée. Ziri en frissonne d’horreur. Néanmoins, il ne bouge toujours pas, fasciné par ce qu’il entend.

— C’est un plan cruel, affirme le vieux Berbère en grattant son menton tordu.

— Qui aura peut-être le mérite de contenir l’expansion arabe et la conquête du reste du Maghreb ! rétorque vivement Dihya. Nous, les Berbères, vivons dans ces montagnes et ces déserts depuis des milliers d’années. Je veux seulement protéger les terres de nos ancêtres, même si pour cela on doit me maudire. Quoi qu’on en dise, les tribus imazighen savent s’unir pour combattre sous les ordres d’un seul chef.

(…)