Le vieux sur la falaise

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Ce roman policier est une pépite !” par Myriam à la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) (nov 17)

 

Le début de ce récit a été imaginé afin de réaliser un atelier d’écriture dans une classe d’enfants sourds et malentendants, à Ramonville (31). Le roman complet est ma création. Les productions des jeunes “apprentis écrivains” restent leur propriété et n’ont pas été publiées.

 

Alors qu’il pensait pouvoir profiter pleinement des vacances, Antoine, 14 ans, est obligé de s’occuper de Malou, sa petite soeur de 8 ans qui est sourde. La fillette est ravie de passer du temps avec son frère, même si elle fait tout pour l’agacer et lui désobéir. Un matin, Malou se retrouve coincée par la marée haute dans une crique. Par chance, Yvan Kermarrec, un vieillard solitaire parvient à la sauver. Des rumeurs malsaines circulent sur cet homme.
Le lendemain, Malou disparaît…

Parution : janvier 2016 aux éditions Oskar
Collection : Polar
Illustrateur : Yann Tisseron
128 pages – de 11 à 111 ans

Un court extrait en fin de page…


Les prix

2017 - Prix Chronos Suisse (catégorie senior)

2017 - Prix des Internautes en parallèle du prix Bermond-Boquié Nantes
Sélections :
  • VENDEE’LIRE 2018, pour les ados de niveau 5/4ème
  • ESCAPAGES 2018, le Prix des lecteurs de l’Indre – catégorie + de 12 ans
  • Prix Gayant Lecture 2017/2018 Ville de Douai – catégorie 3
  • Prix Bermond-Boquié 2017 (Médiathèque Demy (Nantes) pour le festival ATLANTIDE Le Monde des Mots de Nantes – Premier week-end de mars 2017)
  • Prix Lionceau Noir 2017 (pour le festival Week-End Noir à Neuilly – dernier week-end de mars 2017) (roman retiré de la sélection)
  • Prix Ados CC région Audruicq (Pas de Calais)2017
  • Prix Chronos Suisse 2017
  • Prix Jacques Asklund 2017 Ville de Beaugency
Ce roman a également été pré-sélectionné pour les prix suivants :
  • Prix Renaudot des Benjamins 2017
  • Prix AdoLire Meylan 2017

Comme mon handicap ne me permet pas de me déplacer à ma guise, ce roman ne fera donc pas partie de la sélection finale.
Dommage pour les jeunes lecteurs, dommage pour ce livre qui parle de… handicap.
Toutefois, il a retenu l’attention, et j’en suis ravie.


Les avis

Coup de cœur de la commission jeunesse (avril à juin 2017) de l’APBD (Association Professionnelle des Bibliothécaires et Documentalistes)

“(…) de la profondeur psychologique, des personnages attachants, une intrigue bien ficelée et rythmée.” Chronique complète sur le site des Bibliothèques de Chemillé-en-Anjou

“Une plume agréable et fluide, des personnages attachants, une histoire qui se lit rapidement mais qui nous apporte de belles émotions et énormément de tendresse… J’ai vraiment été émue par ce couple vieil homme bourru et petite fille fragile qui apprennent à se connaitre et se découvre beaucoup de points communs. C’est un très bon roman que je recommande aux collégiens.” Les lectures de Val

“Un court polar réussi à conseiller aux petits lecteurs de 6e et 5e.” Revue 261 COLLEGE

“Ce roman facile à lire et dense, très riche de pistes psychologiques pour éclairer des perceptions parfois bien imparfaites, mène le lecteur dans une aventure humaine au suspense tendu.” Valérie d’Aubigny, ActuAiles

“…un très bon roman jeunesse sur l’handicap, permettant aux jeunes lecteurs (et aux moins jeunes aussi) de réfléchir sur la question de l’handicap, afin de ne pas considérer ceux qui en sont atteints comme des gens différents de nous…” Fafou, des Encres sur le papier

“Nathalie Le Gendre a crée des personnages touchants et vrais que ces péripéties font intelligemment évoluer.” Pauline, Entre les pages

“C’est là une histoire simple et belle, que les collégiens les plus réticents à la lecture dévoreront d’une seule traite.” Christian Grenier


Extrait

Mardi, 12 heures

Antoine courait, la peur au ventre et le regard voilé de larmes.
Malou avait disparu…
Il avait fouillé la plage en long et en large, les dunes, le bois de pins, questionné chaque personne croisée, parcouru le même trajet trois fois avec l’espoir un peu fou de retrouver sa sœur sur le sable. Triant ses coquillages.
En vain.
Et plus l’heure tournait, plus montait l’angoisse.
Antoine filait maintenant vers le port pour demander de l’aide à son pote Désiré, lequel connaissait les lieux mieux que lui. À deux, ils auraient plus de chance.
Il piqua un sprint.
Il avait mal aux jambes, aux poumons et au cœur, mais il ne voulait pas s’arrêter.
Il n’avait pas le temps.
Il essuya la sueur qui couvrait son front et ses tempes. Cracha sa salive. Accéléra.
Il évinçait volontairement de son esprit l’option noyade. Et dès que cette idée l’effleurait, il serrait les poings et les dents, secouait la tête et poussait un long grondement intérieur, puis il forçait de nouveau la foulée, en obligeant son cerveau à lui fournir des informations auxquelles il n’aurait pas songé sur le moment.